Paroles et musique : Phil
Paroles: Tagophobe
Musique: Tagophobe
Oui j’ai les poils qui se hérissent quand je vois des TAG bien pourris
Ils envahissent l’espace public, c’est consternant, moche et futile
Le Street-art a ses artistes, on est d’accord et j’apprécie
Mais ils masquent la forêt des TAG bien crades et souvent puérils
Les bombes de peinture puent le solvant, et tant pis pour l’écologie
Elles coutent une blinde aux pratiquants, c’est bien cher d’être Tagophile…
Alors qu’est ce qui peut motiver, tous ces graffeurs qui se défient ?
Peu de contenu, peu de messages, peut être la provoc juvénile ?
OK l’béton n’est pas jojo
Les ponts sont tristes et pas bien beaux
Mais pourquoi s’attaquer aux murs
Aux kiosques, portes et devantures…
On n’voit pas trop de femmes qui graffent, dans cet univers désuni
A part bien sûr la Stéphie Graff, qui par ailleurs avait du style…
Certains marquent leur p’tit territoire, comme des jeunes chiots qui font pipi
D’autres se challengent pour le fun se mettant parfois en péril
Y’a des p’tites bandes de graffeurs qui rivalisent en « Crew » ennemies
Y’a des pseudo-anarchos qui pensent reconquérir la ville
Y’en a qui s’amusent à faire sale, il y a des « je tague donc je suis »
Y’en a qui r’couvrent les jolies fresques, p’être par jalousie imbécile
OK l’béton n’est pas jojo
Les ponts sont tristes et pas bien beaux
Mais pourquoi s’attaquer aux murs
Aux kiosques, portes et devantures
Y’a des addicts du graffiti, l’adrénaline n’a pas de prix
Certains bravent donc les interdits, escaladant toutes les grilles
Dans ce monde masculinisé, où les faits d’arme se font la nuit
Ou toutes les têtes sont cagoulées, les petites bombes se dégoupillent
Pourtant j’aime bien quand les messages marquent l’impertinence bien sentie
Quand le sarcasme vous fait sourire, que le slogan tape dans le mille
De là à faire de grosses bavures tous les 10 mètres sur les crépis
Y’a une marge dans l’acceptable, avant qu’le « vivre ensemble » ne vrille
OK l’béton n’est pas jojo
Les ponts sont tristes et pas bien beaux
Mais pourquoi s’attaquer aux murs
Aux kiosques, portes et devantures
Y’en a bien sur qui ne les voient pas, je ferais une sorte de phobie…
« C’est pas bien grave, ne crois-tu-pas, y’a des dérives bien plus débiles… »
C’n’est pas une raison suffisante pour laisser faire les gribouillis
Sur tous les bancs et les fenêtres, l’incivilité m’horripile
Si t’habites un p’tit rez-de- chaussée, qu’une fois tagué il fait taudis
Tu t’ dis quand même, ces pieds nickelés, faudrait les faire repeindre la ville…
Y’a pas d’territoires à gagner, l’art n’est pour eux qu’un alibi
Faisons de la place aux belles fresques…pour que l’art de rue enfin brille !
Faisons de la place aux belles fresques…pour que l’art de rue enfin brille !





