Les influences françaises du Phil

Post par Phil Le 27 - septembre - 2011

Elles sont multiples.

Il y a une admiration  sans faille à Georges Brassens pour son impertinence, sa poésie et ses textes si bien léchés. Il y a Jacques Brel pour l’émotion incroyable qu’il savait dégager. Il y a Maxime Le forestier pour sa voix, sa qualité de texte et ses mélodies recherchées (C’est aussi un très fin guitariste).  Il y a bien sur Claude Nougaro pour le Jazz omniprésent et la virtuosité incandescente de son travail sur les mots (« un coq aimait une pendule », «Bidonville », « la pluie fait des claquettes »…) ;

J’ai aimé Jean Ferrat  chantant Aragon. J’aime le coté anar d’un Renaud ou d’un Ferré (« Est ce ainsi que les hommes vivent ? »), voire le coté libertaire d’un François Béranger (« Le Tango de l’ennui », « Natacha »).

J’aime les premiers textes de Bénabar (« Mr René », « 4 murs et un toit », « y’a une fille qu’habite chez moi »…), la fraicheur d’un Renan Luce (« Les voisines », « les lettres ») ou d’un Gaétan Roussel, le décalage d’un San  Severino, les univers de Camille et de Thomas Fersen.  J’adore Tryo pour leur complémentarité, leur ironie  et la pertinence de leurs textes. Les Têtes raides,  Les Ogres de barbak et la rue Kétanou font aussi des choses fortes intéressantes. J’apprécie le verbe haut en couleur de MC Solaar ou de Grand corps malade mais aussi la gouaille d’un Arno.

Cabrel alterne le bon (« la corrida ») et le moins bon (Textes !!!) mais les guitares sont toujours très joliment mises en valeur. Dutronc a fait de super choses (« les cactus », « l’opportuniste »…), mais il n’écrit pas ses textes.  Dick Annegarn est un maître guitariste trop méconnu (« Mireille est une mouche », « Bruxelles »…). J’apprécie de voyager dans les contrées lointaines de Bernard Lavilliers (« messageries maritimes », « Fortaleza »…), aime l’énergie  et la présence scénique d’un Higelin (« Alertez les bébés », « la croisade des enfants »…), la classe d’une Barbara (« l’aigle noir ») ,  la fougue de Zebda, le blues et la musicalité de Jonasz (« Chanteur de Blues », « Lucille »), la douceur suave d’un Salvador (« Jardin d’hiver », « Syracuse »),  le « emmenez moi » d’ Aznavour, la « Javanaise » ou « la chanson de Prévert » d’un Gainsbourg…

Toujours dans l’ADN et  les vieilles racines il y a surement quelque chose aussi de Graeme Allwright (« Jusqu’à la ceinture », « Petites boites », « Qu’as-tu appris à l’école mon fils »…), de Frederik  Mey (« Gaspard »), de Julos Beaucarne (« de mémoire de roses »), de  Georges Moustaki (« ma liberté », « il y avait un jardin »)  voire de Charles Trenet (« la mer », « l’âme des poètes »…), de Guy Béart (« l’eau vive », « la vérité », « couleurs ») ou de Yves Montant (« le chant des partisans », « les feuilles mortes »).

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